La sécurité nucléaire

Un chef de file mondial en matière de responsabilité nucléaire 

Peu de temps après avoir obtenu son indépendance en 1991, le Kazakhstan a volontairement renoncé à ce qui était le quatrième plus grand arsenal nucléaire au monde avec plus de 1 400 ogives. Il a fermé le deuxième plus grand site d’essais nucléaires au monde situé à Semipalatinsk. En 1994, une opération conjointe menée par les États-Unis et le Kazakhstan, appelée Projet Saphir, a permis de transférer environ 600 kg d’uranium enrichi de l’usine métallurgique d’Ulba. En 2001, 2 900 kg de combustible nucléaire (enrichi à 26 % en uranium 235) ont été transférés de la centrale nucléaire de Manguychlak et dilués par mélange pour être transformés en formes utilisables d’uranium destinées à une utilisation commerciale et scientifique.

En 2009, le Kazakhstan a créé une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale avec quatre autres pays de la région, et il a établi un plan d’action visant à renforcer la sécurité nucléaire, promouvoir la non-prolifération et prévenir le terrorisme nucléaire. Le Kazakhstan travaille activement à constituer des zones semblables dans d’autres parties du monde, en particulier au Moyen-Orient.

Le 6 mai 2014, au siège de l’ONU à New York, les représentants des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (le P5) – la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis – ont signé le Protocole au Traité portant création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale (Traité CANWFZ). La signature du Protocole, selon lequel les puissances nucléaires du « P5 » garantissent la non-utilisation des armes nucléaires contre les autres signataires du Traité, constitue une avancée significative dans le processus de création de la zone.

Le Kazakhstan a récemment organisé à Almaty deux réunions cruciales, auxquelles ont participé les pays du P5 et l’Iran, qui portaient sur le programme nucléaire de ce dernier. Les pourparlers d’Almaty ont ouvert la voie aux pourparlers de Genève et ont été unanimement considérés comme les plus fructueux de l’histoire des processus de négociation.

En 2012, le Kazakhstan a lancé le Projet ATOM, une campagne internationale en faveur de la paix, au cours du Forum international pour un monde exempt d’armes nucléaires, qui s’est tenu à Astana.

Le Kazakhstan a proposé une résolution visant à proclamer le 29 août Journée internationale contre les essais nucléaires, qui a été adoptée en 2009 lors de la 64ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Par ailleurs, le Kazakhstan a proposé l’adoption de la Déclaration universelle pour un monde exempt d’armes nucléaires lors du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire, à Washington DC, en 2010, et à Séoul en 2012.

Le Kazakhstan négocie actuellement un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour pouvoir accueillir la première banque internationale d’uranium faiblement enrichi. Elle servirait de réserve de combustible de dernier recours afin d’assurer un approvisionnement garanti en uranium faiblement enrichi pour les marchés de l’énergie nucléaire. Les pays souhaitant acheter une partie du stock devraient satisfaire aux exigences de l’AIEA en matière de garanties et s’abstenir d’exploiter des installations d’enrichissement de l’uranium ou de retraitement de combustible irradié.

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